[Atelier cinéma] Analyse de « Mon oncle » Jacques Tati

Vendredi 10 décembre, les classes mandela ont participé à la projection du film « Mon oncle » de Jacques Tati dans le cadre du projet « collège et cinéma ».

Nous avons pris le temps aujourd’hui en classe de reprendre des extraits de ce film pour tenter de l’analyser. Voici le compte rendu de nos échanges suite à ces différents extraits.

Mélih: La maman est bizarre car elle passe son temps à laver tout: le pot de fleur, la voiture, le cartable de son fils, le portail… Tout ! Même son mari !

Mehdi: Ca veut dire que la femme est sensible aux saletés qu’elle voit.

Lilian: Elle est maniaque.

Valentin: Je trouve que la maison est bien. Elle est moderne.

Aurélien: On entend beaucoup le bruit des chaussures. On dirait des pierres qui claquent. Ca fait une sensation de froid.

Gabriel: On dirait des bourgeois. Et la femme, on aurait dit une femme de ménage.

Mehdi : On dirait qu’elle est considérée comme une « boniche » car elle passe son temps à nettoyer.

Lilian : C’est la femme qui s’occupe intégralement de l’homme. La femme fait tout ce que l’homme a besoin. Elle lui apporte sa cigarette.

Gabriel: Elle lui apporte aussi son chapeau, ses gants…

Mehdi: La femme, on dirait une statue de la liberté avec sa couronne et ses vêtements.

Lilian: L’homme pourrait très bien aller chercher sa veste lui même. On dirait une esclave au service de l’homme. La femme reste à la maison et les hommes vont au travail. Elle est utilisée comme au objet utile au service du ménage. Aujourd’hui, les temps ont changé. Les femmes sont plus libres.

Vianney: Les femmes ont le droit de vote.

Melih: Les femmes, elles ont le droit de se reposer et vivre correctement. Sinon si le monsieur continue comme ça cette femme pourrait porter plainte parce qu’elle doit en avoir marre. Ménage toute la journée, c’est pas une vie. Cette femme est considéré comme une esclave. C’est pas bien. Il faut partager les tâches ménagères. Il faut qu’il aide sa femme tout comme l’enfant. C’est important comme ça ils auront plus de temps ensemble.

Lilian : Les femmes, elles ont le droit de choisir leur travail et de gagner leur vie par elles même.

Gabriel: Avant la place de la femme, c’était à la cuisine.

Lilian: Aujourd’hui, les tâches sont plus réparties.

Melih: A la maison, mon papa il fait à manger.

Mehdi: Il faut plus équilibrer les choses. Aujourd’hui, on n’est pas encore à l’équilibre. On est à 40% pour les hommes et 60 % pour les femmes. L’idéal, ça serait 50/50.

Melih: La maison est particulière.

Vianney: Elle est toute électronique.

Gabriel: On est dans une cuisine très moderne.

Lilian: Futuriste ! On a l’impression d’être chez le docteur ou chez le dentiste.

Melih: La mère est étrange car on a l’impression qu’elle installe son fils pour travailler. Il est triste.

Mehdi: C’est toujours pareil dans la vie du garçon. Tout est organisé, planifié. Il s’ennuie dans sa vie. Tout est vide.

Lilian: Je trouve que cette cuisine est vide et froide. J’ai l’impression qu’il se sent seul. Il a besoin d’amour. Parfois dans les familles riches, on remplace l’amour par des objets.

Melih: La dame, on dirait un docteur. Elle est en blanc. Elle porte des gants. Des chaussures blanches de docteur. Le garçon, il est triste car il a faim.

Valentin: Elle règle sa chaise pour qu’il soit droit mais il se couche sur la table.

Mehdi : La femme, elle ne lui fait pas confiance. Elle est inquiète pour lui. Elle prend trop soin de lui. Le garçon, il n’est pas libre.

Melih: Elle veut l’attacher, le dresser pour qu’il soit comme elle veut.

Mehdi: Elle le considère comme un bébé.

Melih : Comme une poupée, un objet.

Rémy: Le garçon est content, il rigole au début.

Melih : Son oncle lui a donné un clown et ensuite il lui a donné un sifflet pour appeler les oiseaux. Ca lui a donné le moral. Ensuite, l’oncle part dans la cuisine.

Aurélien: Le garçon était content et heureux.

Lilian: L’oncle ne comprend pas cette cuisine futuriste parce qu’il n’est pas de ce monde. Il ne le connait pas.

Melih: La femme par contre, elle connait sa cuisine futuriste.

Lilian: On dirait que mon oncle c’est docteur Wo, l’homme qui voyage dans le futur. Il n’est pas de ce monde.

Melih: Mon oncle, il n’aime pas cette cuisine, il voudrait la casser.

Gabriel: Il ne l’aime pas cette cuisine car il n’arrive pas à l’utiliser. Il n’arrive pas à ouvrir le placard. Dans cette cuisine, tout est compliqué même ouvrir un placard.

Au retour des vacances, nous travaillerons sur d’autres extraits de ce film qui en dit beaucoup sur le progrès à la manière d’un Boris Vian et sa chanson « la complainte du progrès ».

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1 réponse à [Atelier cinéma] Analyse de « Mon oncle » Jacques Tati

  1. Anonyme dit :

    Bonjour à tous. J’ai bien aimé le moment où il a cassé le portail. Avec Esteban et Valentin nous avons bien rigolé.

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