Tous les mardis, les jeunes de l’atelier AJS Pro vont à l’ESAT de La Fréta d’Hauteville.
Nous avons pu toutes les deux participer à certains mardis.
Quand on arrive à l’ESAT, les monitrices d’atelier nous expliquent le travail à faire. Selon les activités à réaliser, nous nous mélangeons avec les résidents de l’ESAT pour travailler avec eux, ou nous restons ensemble tous au même poste de travail. Guillaume et les monitrices surveillent notre travail et nous aident si besoin.
Comme activités, nous avons fait par exemple:
le montage des petits bateaux Ecoiffier
le rangement des bateaux dans les cartons
la mise en sachets d’objets (vis,…)
le montage des poignées de fenêtre
le soudage des sachets
le montage de cartons
Ces mardis à l’ESAT de La Fréta nous permettent de découvrir le vrai monde professionnel. Nous espérons avoir une place en ESAT prochainement pour être comme les résidents.
Stage en entreprise : Collège de St Rambert-en-Bugey.
Nom et adresse (ville) de l’entreprise
Collège de l’Albarine. 48 avenue de l’Europe. 01230 St Rambert-en-Bugey
Poste occupé
restauration collective
Dates
du 29 mars au 7 avril 2022
Horaires
mardi et jeudi de 8h à 15h
Tâches réalisées
– j’ai lavé puis coupé les radis puis je les ai mis en assiette. – j’ai mis le fromage en assiette. – j’ai lavé puis coupé la salade et je l’ai mise en bol avec de la sauce. – j’ai lavé puis épluché les patates. – j’ai aussi fait le service du plat chaud aux professeurs, aux surveillants et aux collégiens et parfois, je faisais le service des couverts et du pain. – j’ai fait le nettoyage du sol, des tables, des plans de travail et du self.
Ce que j’ai appris
à faire le service des couverts et du pain car l’année dernière je ne le faisais pas.
Difficultés rencontrées
me concentrer sur ce que je faisais et ne pas m’éparpiller ailleurs sans avoir fini ce que je réalisais. Le manque de rapidité mais cela se travaille.
Aujourd’hui, en classe nous avons lu le livre « Le casque d’Opapi ».
L’histoire parle d’un garçon français qui a un papi français et un autre grand-père allemand (Opa). Le garçon creuse un trou dans le jardin pour planter un arbre et il trouve un vieux casque de la première guerre mondiale (1914-1918).
Son papi français lui raconte alors l’histoire de sa famille et l’horreur de la guerre. Le jeune garçon comprend alors que ses arrières grands-parents se faisaient la guerre dans les tranchées.
Ce livre parle de l’absurdité de la guerre.
Alors nous avons écouté la chanson de Craonne qui a été écrite par les soldats dans les tranchées pour dire « Stop à la guerre ».
Paroles de la Chanson de Craonne
Quand au bout du jour le repos terminé On va reprendre les tranchées Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile C’est bien fini, on en a assez Personne ne veut plus marcher Et le cœur bien gros comme dans un sanglot On dit adieu aux civelots Même sans tambours, même sans trompettes On s’en va là-haut en baissant la tête
Adieu la vie, adieu l’amour Adieu toutes les femmes C’est bien fini et pour toujours De cette guerre infâme C’est à Craonne sur le plateau Qu’on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance Pourtant on a l’espérance Que ce soir viendra la relève Que nous attendons sans trêve Soudain dans la nuit et dans le silence On voit quelqu’un qui s’avance C’est un officier de chasse à pieds Venu pour nous remplacer Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe Les petits soldats vont chercher leur tombe
Adieu la vie, adieu l’amour Adieu toutes les femmes C’est bien fini et pour toujours De cette guerre infâme C’est à Craonne sur le plateau Qu’on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés
C’est malheureux de voir sur les grands boulevards Tous ces gros qui font la foire Si pour eux la vie est rose Pour nous c’est pas la même chose Au lieu de se cacher tous ces embusquées Feraient mieux de monter aux tranchées Pour défendre leurs biens car nous n’avons rien Nous autres pauvres purotins Tous les camarades sont enterrés là Pour remplir les poches de ces messieurs là
Ceux qu’ont le pognon, ceux-là reviendrons Car c’est pour eux qu’on crève Mais c’est fini car les trouffions Vont tous se mettre en grève Ce sera votre tour, messieurs les gros De monter sur le plateau Car si vous voulez la guerre Payez-la de votre peau Car si vous voulez la guerre Payez-la de votre peau
Nous avons également visionné une vidéo sur France 24 parlant de la première guerre mondiale:
Alors évidemment, il y a la chanson du groupe « La tordue »…
Bonjour hier jeudi 7 avril , nous avons travaillé au restaurant pédagogique de l’ime.
Au menu , il y avait en entrée des toasts à la mozzarella avec des tomates-cerise et du jambon cru.
Puis des lasagnes maison à la béchamel.
Les équipes du mercredi avaient fait le tiramisu en avance pour avancer notre travail du jeudi.
Les clients étaient contents de leur repas et ils nous ont applaudis.
Nous étions fiers de nous.
Nous avons fini a 15 heures et nous avons mangé. Nous avons fait la plonge et le nettoyage de l’atelier jusqu’à 16h25. Nous avons bu du coca à la fin du travail.
ADAPEI de l’Ain – Les ateliers de Nierme 2 rue Françoise Dolto 01105 Oyonnax cedex
Poste occupé
Conditionnement
Dates
Du 14 mars au 1er avril 2022
Horaires
Du lundi au vendredi, de 8h25 à 11h55 et de 13h00 à 16h25
Tâches réalisées
Pots de bébés Béaba : Mettre une petite étiquette sur l’arrière du pot (date du jour) Presser le bouchon pour qu’il tienne Poser l’étiquette principale sur le pot de bébé (attention aux plis !).
Composteur : Plier en deux la notice Mettre une clé rouge dans chaque sachet Mettre 12 vis dans chaque sachet
Volets roulants : Clipser trois objets ensemble Les poser dans une caisse
Ce que j’ai appris
J’ai appris à presser les bouchons. Je n’avais encore jamais fait cette activité.
Difficultés rencontrées
Je n’ai pas aimé « clipser » car cela me pinçait la peau des doigts.
Vendredi 25 mars, nous sommes allés au cinéma d’Hauteville avec les classes du collège pour voir le film d’animation « Brendan et le secret de Kells » dans le cadre de la programmation « collège et cinéma ».
Après « Mon oncle » que nous avons vu lors de la première période, c’était notre deuxième film.
L’histoire se déroule au temps du moyen-âge dans un village fortifié dirigé par des religieux. Ces prêtres construisaient un grand mur autour du village pour se protéger des vikings qui détruisaient tout sur leur passage.
Le héro du film s’appelle Brendan. C’est un jeune garçon qui est doué pour le dessin et l’enluminure.
Son oncle qui dirige le village pense que pour le défendre, il faut s’isoler du monde et construire un mur.
Brendan pense le contraire et s’oppose à son oncle. Il pense au contraire qu’il faut sortir et aller au contact de la nature pour apprendre et s’enrichir.
Pour Brendan, l’intelligence et le savoir grâce aux livres permet de lutter contre l’obscurantisme et contre les vikings qui détruisent tout pour l’or.
Ce film parle donc de l’importance des livres qui sont des outils puissants pour lutter contre le racisme, les guerres.
Cela résonne forcement avec notre travail sur la littérature en classe.
Nous avons vu en classe que par le passé, dans les heures sombres de notre histoire, les livres étaient souvent la cible des dictatures car ils contiennent le savoir et l’intelligence.
Nous avons vu qu’entre 1933 et 1945, des livres avaient été brûlés sous le régime nazi en Allemagne.
Les livres sont des outils puissants pour faire reculer le racisme, le repli sur soi et la peur de l’autre.
Ce film s’inscrit donc parfaitement dans notre travail de littérature, d’histoire et d’EMC.
Ce matin, nous avons fait un « mot le plus long ». En fait, nous avons un peu transformé la règle du jeu et nous avons essayé de chercher le plus de mot possible, en utilisant qu’une seule fois chaque lettre.
Voici un album original où l’auteur, Daniel Picouly, donne sa propre vision du monde faite de solidarité, de respect, d’amour, d’amitié, de paix et de partage, illustrée sur des cartes du monde par Nathalie Novi. « Moi, si je pouvais redessiner le monde, je le ferais s’éclore comme un livre… Je vous le ferais lire à haute voix. Écoutez ! »
Alors forcément, en classe, nous nous sommes prêtés à ce jeu d’écriture 😉
Et si on redessinait le monde ?
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je mettrais plus d’arbres
pour que le monde soit plus beau.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je supprimerais les guerres
pour qu’il y ait moins de tristesse.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je supprimerais les morts
pour qu’il y ait moins de peine.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je supprimerais les déchets
pour qu’il n’y ait plus de pollution.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je le ferais cubique
pour qu’il soit plus logique.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je le ferais sans dispute et sans bagarre
parce que j’en peux plus des histoires.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je serais tout le temps avec la personne que j’aime.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je ferais ce que je veux,
je chanterais et je danserais tout le temps.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je supprimerais les frontières
qui divisent les hommes entre eux.
Moi, si je pouvais redessiner le monde,
je ferais tout gratuit
pour que tout le monde puisse manger à sa faim.
Et vous, si vous redessiniez le monde ?
Alors forcément, on a écouté une chanson de Georges Brassens 😉
» […] Je vais apprendre demain à me tenir sur les mains J’irai pas très vite bien sûr mais je n’userai plus de chaussures. Je verrai le monde de bas en haut c’est peut-être plus rigolo. Je n’y perdrai rien par surcroît: Il est pas drôle à l’endroit.«
Au cours de cette période, nous avons lu en classe un certain nombre de livres empruntés au CDI.
La littérature permet souvent de faire un pas de côté.
Elle permet de faire de l’histoire de façon décrochée et retracer des chemins de notre humanité souvent oubliés.
Elle permet aussi de mettre des mots sur nos maux. De comprendre que les humeurs et les sentiments qui nous traversent sont universelles et partagés par d’autres.
Evidemment, nous ne sommes pas seuls.
Les livres donnent également un éclairage puissant sur notre passé.
Ils relatent des moments sombres de notre histoire pour que l’on n’oublie jamais d’où l’on vient.
Ce sont des boussoles qui guident nos pas pour agir et sortir des pièges qui nous sont tendus encore aujourd’hui.
L’école est un outil central et puissant pour faire grandir les êtres.
Faire entrer l’homme dans l’humanité diront certains.
La littérature y tient une place centrale.
Voici notre liste de lecture pour la période:
Dans la Louisiane des années 1960, Blancs et Noirs ne se mélangent pas. Ruby ne peut pas étudier à l’école près de chez elle, réservée aux Blancs : elle doit se rendre dans une autre école, bien plus loin de sa maison. Mais la ségrégation vit ses dernières heures et, à la rentrée de ses 6 ans, Ruby est la première enfant noire à intégrer une école de Blancs. L’hostilité de la population est immense et, arrivée en classe, Ruby est la seule élève noire…
C’est la première fois que le grand-père d’Alexandra parle des douleurs de sa propre enfance : les Nazis, l’étoile jaune, les rafles… et ce policier de Nancy qui a osé désobéir aux autorités de Vichy. Pour lui sauver la vie.
Dans un wagon bondé qui se dirige vers un camp de concentration, une mère juive qui se sait condamnée choisit la vie pour son bébé : elle le jette par la fenêtre. L’enfant vivra, et c’est l’histoire vraie de ce destin poignant qui nous est contée dans ce texte plein de pudeur et d’espoir, magnifiquement illustré.
Que se passe-t-il chez les autres enfants ‘ A quoi ressemblent leurs maisons ‘ Qu’elles soient modernes ou antiques, populaires ou luxueuses, en pierre ou en paille, toutes les maisons ont leur secret. Un album aux illustrations d’une forte puissance graphique qui traduisent avec justesse le regard de l’enfant qui nous guide avec candeur d’une maison à l’autre, et la nostalgie de l’enfance.
Après la moisson, le propriétaire fermier autorise les femmes à ramasser les épis oubliés. La jeune Marie-Jeanne va pour la première fois avoir sa part dans cette journée particulière. Elle part livrer aux glaneuses un panier-repas. En chemin, elle croise le fils du garde-forestier, les écoliers, le violoneux.
En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Certaines sont heureuses, légères, d’autres confuses, glaçantes, perdues. Il y a des jours où on voudrait dire stop, des jours pour dire je t’aime, des jours où on se met en colère. On les attend, on les garde en mémoire, on les oublie.Une cartographie poétique des sentiments qui défilent jour après jour.
Une petite fille dont le papa a choisi la France comme terre d’asile nous raconte son arrachement à son pays d’origine, sa joie d’être une enfant presque comme les autres petits français jusqu’au jour où des policiers en civils l’attendaient devant les grilles de l’école pour la reconduire avec son père hors de nos frontières. La beauté du texte de Rascal évoque en vérité la douleur, l’injustice et l’espoir.